mercredi 22 juillet 2009

Philadelphie entre … amis!

Le soleil était de retour sur l’Est de la Pennsylvanie ce matin. Excellent nouvelle puisque je passe la journée à l’extérieur à marcher dans le district historique de Philadelphie. En voyage à Wildwood pour la semaine, je passerai l’avant-midi avec la famille Charrette! Ils viennent donc me rejoindre au pavillon de la Liberty Bell. Qui dit site touristique dit problème d’itinérance à proximité de ceux-ci. Il y a donc plusieurs clochards qui dorment sur les bancs publics. Je m’avance donc vers l’un d’un et lui assène un petit coup de pied agaceur! Et non, il ne s’agit pas d’un itinérant mais bien du célébrissime Hugo « Le Rouqin » Roy! Voulant faire une surprise à la famille Charrette, il a fait le voyage en ma compagnie depuis dimanche, de façon plus qu’incognito il va s’en dire! Vient donc de s’élucider le mystère des excellentes photos prisent du côté passager de la voiture alors qu’on roule! D’ailleurs, c’est Monsieur Roy qui a prit chacun des clichés publiés sur ce Blog depuis 4 jours! Tout ça pour une joke de… 27 secondes! Très réussit comme mise en scène, je dois l’avouer!

Nous avons donc débuté cette journée d’histoire américaine avec la visite du pavillon de la Liberty Bell, la fameuse cloche ayant trônée autrefois dans le clocher du Independance Hall juste à côté. Offerte à l’origine par l’Angleterre en 1754, elle est rapidement devenue un symbole de la libération américaine face à l’oppression britannique. Une fois la déclaration d’indépendance sigée, on l’a fait résonner pour la victoire des troupes unionistes en 1781 à Yorktown en Virginie, la ratification du Traité de Paris en 1783 (document accordant l’indépendance ces 13 colonies américaines), décès de Georges Washington en 1799, celui du marquis de Lafayette en 1834 et finalement, pour célébrer l’anniversaire de naissance de Washington en 1834. Mais malheureusement, cette cloche en bronze a été fendue dès son arrivée en Amérique. Deux forgerons du nom de Pass et de Stow ont fondu et remoulé la cloche original en prenant évidemment le soin d’y rajouter un petit détail : leur nom de famille respectif! La cloche exposé dans le musée est la 3e, elle aussi fondue à partir des deux autres, dans le moule original.


Juste à côté du monument se retrouve un autre site historique d’importance. La Maison blanche de Washington n’ayant été complété qu’en 1800, les Présidents Washington et Adams ont résidé à Philadelphie et non dans l’actuelle capitale américaine. Les archéologues ont donc trouvé le site de cette maison du Président, immédiatement à côté du pavillon de la Liberty Bell. En étudiant les plans, une controverse a éclaté : les quartiers réservés aux esclaves noirs sont situés EXACTEMENT au même endroit où se situe le plus grand symbole de liberté aux États-Unis, la Liberty Bell! Lorsqu’on parle d’ironie!



Par la suite, nous avons goûté à la gastronomie locale des vendeurs de coins de rue! Comme à New York, vous pourrez y retrouver les classiques hot-dogs et pretzels mais aussi des déjeuners, de la salade de fruits, des mets chinois et évidemment, des Philly Chesse steak! Le petit hot-dog aux oignons trempés dans la salsa ont fait ma matinée!

Direction : le bureau de poste de Benjamin Franklin. Petite note intéressante : je pense que 65% des installations de la ville porte le nom de Benjamin Franklin! Pour débuter, nous avons fait une petite visite au musée de la poste américaine. Plutôt raté comme expérience, sauf pour une chose : une projection cinématographique du dessin animée « Ben and me » produit par Walt Disney en 1952! Il s’agit d’un cartoon qui retrace la vie de, oh mon Dieu quelle surprise, Benjamin Franklin, aidé par une petite souris de nom d’Amos. Divertissant et instructif, les enfants Charrette ont semblé apprécier!



Dans la cours extérieure, gardée de brillante façon par le ranger payé avec les taxes des contribuables, se dresse une reproduction de la structure de la maison originale de Ben Franklin.



Mais c’est dans le print shop que la magie s’opère. On peut voir des reproductions de la presse originale de Benny Boy, et à voir la quantité de caractères qu’il fallait manipuler pour imprimer ne serait-ce qu’une seule page, voilà littéralement un travail de moine!

Une fois les lettres bien placées, il faut maintenant apposer l’encre sur la plaque. Ceci se fait a l’aide d’un espèce de tampon en cuir et en laine! On place ensuite la feuille de papier, on actionne la presse une première fois, on déplace la feuille puisqu’on ne peut imprimer que la moitié d’une page à la fois et on refait le même geste. Il faut ensuite faire sécher la page; on la place sur une espèce de rame et des cordes sont installées au plafond. Il s’agit en fait du même principe que la corde à linge. On peut se procurer une copie de la déclaration d’indépendance pour la modique somme de 3$, un très beau souvenir.





Arrêt dîner à la bourse de Philadelphie. Autrefois utilisé pour les échanges d’actions, l’édifice de briques rouges s’est métamorphosé aujourd’hui en petit centre d’achat et en foire alimentaire. Plusieurs choix de menu s’offre à vous mais surtout, l’air climatisé, essentiel par cette chaude journée!


Nous quittons les Charrette qui partent pour le match opposant les Phillies et les Cubs de Chicago (impossible de trouver des billets; depuis qu’ils ont remporté la Série mondiale en 2008, les Phillies remplissent le stade à chacun des matchs!!). Nous poursuivons donc notre parcours historique avec une visite rapide de la Christ Church, la plus vieille église de la ville où les grands esprits de l’époque venaient prier (Georges Washington, Betsy Ross et un certain Benjamin Franklin!!). Les temps ont bien changé puisqu’une cérémonie se déroulait au moment de notre passage et une FEMME agissait comme célébrante! Quoi qu’en regardant les coussins pour s’agenouiller, on ne parle ici d’antiquité majeure!




Prochaine étape; la maison de Betsy Ross. Cette courageuse femme a perdue son mari au combat lors de la révolution américaine. Couturière émérite, on lui a attribué la confection du tout premier drapeau américain, le star and stripes banner. Seule différence avec aujourd’hui; l’étendard ne comptait que 13 étoiles à l’époque pour représenter les treize premières colonies de l’union. Devant la maison, on peut retrouver la tombe de madame Ross, des personnages costumés de l’époque qui ont l’air de prendre soin d’un des nombreux chats de Betty (Monsieur Chu Lee selon les sources historiques!!) et vous pourrez aussi vous prendre pour l’Oncle Sam!




Le tourisme est une industrie bien développée à Philadelphie. Sur chacun des sites, de nombreux touristes sont présents, carte à la main, caméra dans le cou, t-shirt de mauvais goût! Mais les plus désagréables de tous, ce sont les japonais! Ils débarquent en gang de 173854627478 à la fois, se foutent carrément des consignes, ne parlent pas un mot de la langue locale et passe des heures et des heures dans les maudits giftshops sans jamais rien acheter! Sur ces commentaires gratuits et inappropriés, voici Elfreth Alley, la plus vieille ruelle toujours habitée des États-Unis.


Entre deux nippons, on peut apercevoir de superbes demeures coloniales n’ayant subit pratiquement aucune transformation depuis leur création au début du 18e siècle. Sur certaines demeures, on retrouve ce symbole. Il s’agit d’un logo à utiliser en cas d’incendie. À l’époque, il n’y avait pas de service public de pompiers; il y avait des compagnies privées. Vous deviez donc payer le service à l’une de ces compagnies, en guise d’assurance. Lorsqu’il y avait un incendie, les pompiers arrivaient et ils éteignaient le feu uniquement sur les maisons affichant leur logo!

Autre trouvaille intéressante; cette structure permettant de voir qui cogne à la porte sans avoir à descendre au premier étage. Fort pratique pour éviter la blague du sac de papier en feu contenant un caca de chien, cette une autre invention de… Franklin! Mais cette fois-ci, c’est légèrement moins glorieux que les lunettes à double-foyer. Voyez-vous, ce sacré Benjamin était, selon la légende, tout un séducteur de ses dames. Selon les écrits de l’époque, Benjamin aimait bien « philosopher » avec de jeunes dames dans le salon de sa résidence. Mais évidemment, Benny Boy ne voulait pas se faire prendre en plein milieu de cette éducation « particulière » par son épouse. Il a donc créer ce système de miroir pour éviter toute situation embarrassante! Sacré ben!!

À quelques pas de là se trouve une étrange boutique : the bar stool! Il s’agit d’un marchant de… tabourets! Mais là n’est pas la particularité; cette boutique est devenue célèbre à cause des statues de célébrités devant le magasin et la fameuse chaise géante!



Question de terminer mon quota de mentions de Benjamin Franklin, nous sommes allé voir sa tombe. Une légende raconte qu’il faut lancer une pièce d’un sous sur la tombe et Franklin exercera votre vœux. On s’en reparle d’ici quelques mois!

Pour conclure la tournée des édifices historiques, nous avons visité le Independance Hall. Mais avant de pénétrer dans le parc, il faut subir une fouille en règle. Jamais de toute ma vie je n’ai vu des employés gouvernementaux aussi blasés de leur travail. La préposée a fouillé nonchalamment CHACUN des pochettes de mon sac avec la lenteur de l’avancement de la situation du CHUM. Comme l’action dure environ 3 minutes, j’ai eut le temps de demander à Hugo de prendre une photo DISCRÈTE de la scène pour vous. Évidemment, c’est à ce moment que le flash de la caméra décide de fonctionner! Disons que la dame n’a pas vraiment apprécié!

Comme je suis bénie des dieux, nous avons eut la chance de tomber sur une guide d’une qualité incroyable. Un clone de Raoul Duguay au niveau du look, il était drôle au possible mais également très documenté sur le sujet.

Independance Hall, c’est l’endroit où fut adopté la Déclaration d’Indépendance des États-Unis en 1776. Le nom de l’édifice a été changé par la suite. Nous visitons donc les salles qui servaient autrefois comme parlement de la Pennsylvanie. Si vous ne savez pas de quoi je parle, allez louer National treasure et essayer de ne pas rire de la perruque de Nicolas cage!


Après cette visite de très haut niveau, nous avons retenté notre chance avec Congress Hall juste à côté. Siège du gouvernement américain de 1790 et 1800, cet édifice contient l’ancien Congrès, actuel décideurs avec le Président, et au 2e étage, le Sénat. Selon le guide, c’est littéralement 100 fois plus petit qu’à Washington! La visite est parfaitement inutile et dénudé d’intérêt.


Question de marcher un autre bon petit deux kilomètres, nous sommes allé jeter un œil à l’hôtel de ville de Philadelphie. Pure merveille architecturale, on retrouve au sommet une statue de William Penn, fondateur de la colonie de Pennsylvanie. C’était autrefois le point le plus haut de la ville. Le bâtiment, géographiquement situé en plein milieu de la ville, permet l’accès à la cour intérieure ou se trouve un petit parc et la station de métro. Juste à côté du city hall, se dresse un immense temple masonique, wow!



Juste en face, on retrouve la JFK Plaza, un parc érigé en 1967 à la mémoire de l’ancien Président. On y retrouve une statue avec l’inscription « LOVE » pour rappeler à tous que Philadelphie, c’est la ville de l’amour fraternel (William Penn a baptisé la municipalité de deux mots latins : Phila (amour) et Delphia (fraternité). Derrière, une belle fontaine qui nous donne également un panorama sur le Benjamin Franklin Parkway et le musée d’art de Philadelphie (les marches du jogging de Rocky pour les initiés!).


En poursuivant notre marche, nous sommes atterris brièvement dans le quartier chinois. Nous avons aussi rencontré une multitude de beaux monuments dédiés aux Irlandais ainsi qu’aux victimes de la guerre de Corée ainsi que du Viet-Nam (calqué intégralement sur celui de Washington DC).





Pour terminer cette journée nous avons descendu la célèbre South Street. Bordée par une multitude de boutiques, de restaurants et de murales urbaines, cette rue constitue le cœur culturel de Philadelphie. Et croyez-moi, il y en a pour tous les goûts! Le choix ce soir pour souper : du grec! Hugo tente sa chance avec la salade grecque aux crevettes alors que je joue plus safe : le gyro pita avec patates au four. Encore un immense succès, au niveau de la nourriture et du service. Et on parle encore une fois de portions à la GL!!


Sur ce, je ne sais pas trop d’où je vous parlerai demain! Surprise!

2 commentaires:

Stéphanie a dit…

Encore une fois, un article des plus intéressants. Merci et bon jeudi à vous !

Camille... a dit…

Très intéresant. Malheureusement, je ne peux pas voir la moitié de vos photos. Je ne sais pas si c'est un problème avec Blogspot (comme il y en a souvent) ou avec mon ordi qui va moyen ces temps-ci. Je réessayerai demain. Bonne journée.