mardi 28 juin 2011

Ville = stress


Les problèmes de circulations à Montréal ces jours-ci stressent des milliers d’automobilistes. Selon une étude récente, on peut tisser un lien très tangible entre le niveau de stress d’une personne et le fait d’habiter en ville…

Habiter en ville augmente les réactions au stress, selon une nouvelle étude internationale à laquelle participe un chercheur de l'Université McGill. Cela pourrait expliquer pourquoi le risque de psychose et de schizophrénie double chez les citadins, quand on les compare aux campagnards!!

Les résultats, publiés dans la revue Science, montrent que plus on a de voisins, plus on réagit fortement au stress. «On voit une augmentation entre la campagne et les petites villes, et entre les petites villes et les villes. On voit aussi que, si on a grandi dans une ville, la réponse est plus profondément enracinée. Les gens qui habitent en ville depuis quelques années seulement ont une activité accrue de l'amygdale, une région du cerveau impliquée dans la gestion du stress. Ceux qui ont grandi en ville ont aussi une activité accrue de la région du cerveau qui contrôle l'amygdale elle-même. Cela signifie que même si un citadin de naissance déménage en campagne, il sera vulnérable au stress.»

Les analyses ont été faites auprès de 32 cobayes qui ont subi des examens de tomodensitométrie de cerveau lors de l'administration du test de stress. Des études antérieures montrent que le tiers des cas de schizophrénie seraient en partie dus au fait d'habiter en ville.

Dans un commentaire publié par Science, des psychologues de l'Institut de technologie de Californie (Caltech) soulignent que la ville n'a pas que des impacts négatifs sur la santé mentale: le taux de suicide y est plus faible qu'en campagne, peut-être à cause de la stimulation mentale, des réseaux sociaux plus denses ou encore de l'accès plus facile aux services de santé.

Le chercheur montréalais veut maintenant étudier les autres marqueurs du stress, comme le taux de cortisol et le rythme cardiaque, ainsi que d'autres problèmes de santé mentale, comme la dépression et le surmenage, en ville et en zone rurale. Les psychologues de Caltech proposent aussi de se pencher sur le lien entre l'amygdale et la taille du réseau social entretenu par un individu, et entre l'amygdale et la sensation d'être envahi dans son espace personnel.

450, havre de paix ou tout simplement inactivité sociale?!?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Sacripant!!! au moins das le 450, on a pas a pelleté comme des loustics!!!

Steven Seagal