vendredi 12 mars 2010

Macaron de la discorde


Les multinationales cherchent toujours à diversifié leurs champs d’expertise, question de couvrir une plus grande partie du marché économique. McDonald’s n’est pas différent et veut toujours ajouter de nouveaux produits à sa gamme pour rejoindre chaque public cible. Prochaine étape : la pâtisserie!

Depuis l'automne, les McCafés de McDonald's offrent des macarons. Rien de si catastrophique, direz-vous. Un instant: le macaron est un symbole de la délicatesse de la pâtisserie française, et les pâtissiers commencent à trouver que l'inventeur du Big Mac empiète sérieusement sur leurs plates-bandes!

Dans reportage publié cette semaine, le Wall Street Journal a interviewé des Parisiens qui avouent préférer la version de McDo à celle de grandes maisons françaises! L'apparition du macaron sous les arches s'inscrit dans la stratégie d'expansion de la section européenne de la multinationale, qui souhaite régionaliser son offre. McDonald's veut ouvrir des McCafés partout dans le monde. Fort bien, répond le grand patron de McDo Europe, Denis Hennequin, français lui-même, mais pas question de vendre des cafés sucrés aromatisés au caramel et autre parfums envahissants. Il y a donc des flans, des tiramisus et des clafoutis aux prunes au menu français!

Il n'y a pas qu'en Europe que McDonald's fait des courbettes pour combler les goûts locaux. La multinationale chouchoute aussi ses consommateurs indiens. Elle leur offrait déjà une version au poulet du célèbre Big Mac et deux sandwichs végétariens. Dès le mois prochain, McDonald's tente la web-livraison dans certains marchés indiens. Un petit clic et hop, la commande est partie vers le McDo le plus proche. Le client doit se trouver à moins de sept minutes de route du restaurant, afin qu'il puisse recevoir rapidement son repas chaud. Avis aux plaisantins du coin qui songeraient déjà à faire livrer 12 trios McCroquettes à une adresse obscure de Delhi: McDo fait une double vérification avant d'envoyer son livreur!

Ici au Québec, après la poutine, verrons-nous apparaître les tourtières ou les pètes de sœurs dans les McDo de la Province?!?

mercredi 10 mars 2010

Cou gonflable


Votre cou vous fait souffrir et vous cherchez un remède peu coûteux et esthétique? J’ai la solution pour vous!

Ce coussin gonflable serait bon pour vous soulager des nerfs coincés, des maux de têtes et mêmes des douleurs arthritiques! Le seul problème, c’est que sur l’étiquette du produit, il est indiqué de consulter un médecin avant d’utiliser le coussin! Il existe le même avertissement sur le système routier du Québec au printemps d’ailleurs!

mardi 9 mars 2010

Démineur


Avec le succès du Hurt locker aux Oscars, le métier de démineur revient à l’ordre du jour. Quoi que moins glamour que dangereux, cette profession est essentielle à notre époque guerrière. Mais il semble que les rats pourraient bien venir à la rescousse des valeureux démineurs…

Des rongeurs ont déjà commencé à être entraînés pour flairer la dynamite en Tanzanie et le seront bientôt au Mozambique, où la présence des quelque 3 millions de mines abandonnées lors de la guerre civile il y a 15 ans est l'un des principaux obstacles au développement rural du pays. Les mines anti-personnel tuent chaque année plus de 5000 personnes dans 70 pays.

Comme les chiens de Pavlov, les rats sont entraînés avec des stimuli alimentaires et apprennent ainsi à réagir face aux matières explosives. Sur place, on surnomme ces bestioles les « Heros rats ». Certes moins attachants que les chiens, les rats ont l'avantage d'être moins coûteux à entraîner et à entretenir. Ils sont aussi plus rapides que les détecteurs en métal.

On attache le rat à deux câbles et on le laisse explorer le terrain. Dès qu’il s’arrête et commence à creuser, ceci donne le signal aux officier de l’emplacement exact de la mine et ils peuvent ainsi être beaucoup plus efficaces.

Si Pierre-Karl Péladeau se cherche un sideline, je suis prêt à l’entraîner moi-même!

samedi 6 mars 2010

Budget post olympique

Bon samedi matin. Il faut avoir passer quelques jours à l'extérieur du Québec pour réaliser à quel point les choses vont vites dans l'actualité. En l'espace ce quatre jours, j'ai manqué le discours du trône, le budget fédéral et une controverse sur le port du Niqab au Québec! Mais les caricaturistes veillaient au grain pour nous résumé tout ça avec humour et ironie! Bonne semaine.




















mercredi 3 mars 2010

King of Prussia Mall

Me voici de retour à Montréal après un bref séjour en sol américain. Pas fâché de retrouver mon lit ce soir mais j’avoue que je commençais juste à m’habituer au lit King des hôtels et aux petits déjeuners continentaux!

À environ 30 minutes au Nord de Philadelphie se trouve un véritable monstre de la consommation : le King of Prussia Mall. Pourquoi là et pas à New York, Los Angeles ou Chicago? Aucune idée mais il s’agit quand même du 2e plus gros centre d’achat en Amérique. Le mot immense n’est pas encore assez gros pour qualifier ce centre commercial, qui a ses propres rues et ses sections nommés par des points cardinaux! Je ne vous compte pas de blagues, c’est probablement plus gros que la Vatican!

J’ai commencé par faire le tour en auto, juste pour constater la monstruosité de la chose! Côté stationnement, on croirait plutôt à un parking pour avion ou navette spatiale tellement c’est big! Heureusement, en pleine semaine, je n’aurais pas trop de difficulté à retrouver la Matrix dans la section 49!

Premier arrêt en entrant : le plan. J’étudie des cartes géographiques depuis environ 20 ans et j’ai eut quelques difficultés à déchiffrer celle-ci! Il faut dire qu’avec plus de 400 boutiques, les recherches peuvent-être longues. Si vous perdez votre enfant au King of Prussia Mall, il sera plus rapide d’en faire un autre ou d’adopter que de tenter de le retrouver!

Il y a des magasins à perte de vue! Des corridors et des corridors de boutiques de tous bords, tous côtés!

Ah oui, j’oubliais un détail fort pertinent. Selon les règlements du King of Prussia Mall, il est interdit de prendre des photos de l’édifice. Par contre, il est permis de prendre des photos des gens… dans l’édifice. Cherchez la logique : le building, non, mais quelqu’un devant le building, oui! Je me suis fait avertir par un gardien de sécurité qui se promène en segway pour patrouiller le centre d’achat! J’ai donc, illégalement il va s’en dire, mis ma vie en péril pour vous ramener des images EXCLUSIVES! J’attends les offres du FBI d’ici les prochaines minutes!

Au niveau du look, c’est fort agréable au regard. Les architectes ont bien pris soin de développer l’esthétisme des lieux. Voyez par vous-même!



Pour les boutiques, il y a de TOUT! J’ai vu un magasin Six Flags qui simule des tours de manèges virtuels! Le terme « boutique spécialisée » prend tout son sens quand on retrouve un magasin qui vend uniquement des BAS!!!

Et que dire d’une clinique sans rendez-vous de blanchiment des dents! 15 minutes et 129$ plus tard, vous aurez le sourire d’un athlète olympique sur le podium! Et le pire, c’est qu’il y avait deux clients quand j’ai passé devant mais j’ai du demeurer discret pour prendre la photo. Merci à Hugo Roy qui m’a enseigné les rudiments des « sneaky pictures » l’été passé!

Et la cerise sur le sunday : quand on pense avoir atteint la limite du King of Prussia Mall (qui doit se trouver dans un autre fuseau horaire!!), une porte s’ouvre et voici ce qui s’avance devant nous…

Une annexe! Une deuxième section! Ca n’arrête jamais! The Court est à peu près la même taille que le Carrefour Laval, pour vous donner une idée de grandeur! C’est épuisant juste faire le tour et imaginez, je n’ai rien acheté! Ca va être beau avec 50 kids de 14 ans là-dedans en avril, j’ai hâte!

Deux choses avant de conclure : c’est le premier road trip que j’effectue avec un GPS et je ne suis pas vraiment impressionné. Les informations sur la route sont très utiles mais au niveau des trajets, c’est NUL! N’importe qui avec un minimum de sens de l’orientation et de jugeote refuse d’obtempérer suite à des directives loufoques ou inexactes. Et je suis certain à 100% que Garmin et le gouvernent des États-Unis sont de mèches pour nous faire passer par les routes à payage, même quand c’est moins rapide!

Enfin, je suis allé bouffer dans un buffet chinois et je vous laisse sur la pensée de mon fortune cookie, un grand cru : a smile is a curve that can get a lot of things straight!

mardi 2 mars 2010

L’œil du tigre


Bonsoir chers lecteurs. C’est en direct de la ville de l’amour fraternel que je vous parle ce soir. Après une journée dans la froidure hier, j’ai décidé de m’habiller comme un ours aujourd’hui pour éviter les mauvaises surprises. Mais encore une fois, mauvais pronostic! Bien que deux heures au Nord de Washington, il faisait 6 degrés de plus à Philadelphie qu’hier à DC! Je faisais vraiment touriste avec mon gros manteau d’hiver, ma tuque, mon foulard et mes gants alors que la majorité des gens n’avaient rien sur le dos! Mais j’aurai ma vengeance car demain, ils annoncent une autre tempête de neige ici alors que je serai de retour en ville!

Premier arrêt de la matinée : la mythique statue de Rocky Balboa, véritable emblème de la ville! Malgré les années, le personnage créé par Sylvester Stalone en 1976 reste toujours aussi populaire. J’ai vu des Norvégiens se faire prendre en photo avec le statue, c’est pas rien! Pour mon ami Stevo de Sherbrooke, j’ai bien pris le temps de documenter la chose sous tous les angles, just for you my friend!



Mais il n’y a pas que la statue : il y a aussi les escaliers menant au Musée d’art de Philadelphie. Il n’y a qu’une seule façon de les grimper : en courant, comme Rocky! Et en arrivant en haut, il faut lever les bras au ciel en regardant la ville en gueulant comme une bête sauvage!

En plaçant vos pieds dans les traces du célèbre boxeur, vous aurez le plus beau panorama de la ville, magnifique.


Au bas des escaliers se trouvent un magnifique monument dédié à Georges Washington, présentant aussi les Premières nations amérindiennes ainsi que plusieurs espèces animales qui ont fait la renommée des États-Unis à travers l’histoire (notamment le bison).

S’avance alors devant nous la création de Paul Philippe Crète, un français qui voulait donner sa version des Champs Élysées parisiens à la ville de Philadelphie. Le résultat est spectaculaire : le Benjamin Franklin Parway, une avenue magnifique bordée d’arbres, de plantes, de monuments, de musées, de fontaines et de drapeaux. S’étalant entre le Musée d’art de l’hôtel de ville, vous aurez l’impression de faire le tour du monde en vous y baladant.


Les pays sont placés en ordre alphabétique et il y a un problème lorsqu’on arrive à la lettre « I ». Quel est ce problème? 50 points bonus à la personne qui trouve ce qui manque!

Le reste de la journée, j’ai marché, marché et encore marché dans les magnifiques rues de Philadelphie. Malheureusement pour vous, j’ai eut quelques petites problèmes techniques avec les batteries de ma caméra alors ça manque de photos ce soir!

En retournant à l’hôtel en fin de journée, j’ai bien faillit vivre une expérience fort déplaisante. N’ayant pas remarqué l’aiguille indiquant un manque flagrant d’essence dans mon réservoir, je m’élance sur l’autoroute pour parcourir les 10 kilomètres qui sépare le centre-ville de mon hôtel. Je remarque que la lumière est allumée au même moment où j’arrive dans un MÉGA bouchon de circulation, OH NON! Ca avance par centimètre et je suis au bord de la panne sèche! Je me vois déjà aux nouvelles : un touriste stupide en panne sur la 95! J’ai chaud, la sueur perle sur mon front quand j’entends à la radio la chanson « I wear my sunglasses at night » de Corey Hart, une des chansons les plus ridicules de l’histoire de la musique! Pour l’instant de la toune, j’ai oublié l’essence, le traffic et j’ai juste rit d’entendre le chum de Julie Masse sur une radio américaine! Je n’ai heureusement pas manqué d’essence, j’en ai été quitte pour une bonne frousse!

En terminant, j’ai fait la découverte d’une nouvelle chaîne de restaurant ce soir : Ruby Tuesday. Excellente nourriture, prix abordables, service de grande qualité. Le seul problème : au lieu d’utiliser des patates, des carottes ou du maïs comme accompagnement principal avec les repas, ils utilisent plutôt… le brocoli cuit à la vapeur! Comme dirait Newman dans Seinfeld : « vile weed »!!! Au moins, les ribs étaient de très haut niveau et j’ai caché le brocoli dans ma serviette de table!!

Voilà pour ce court texte. Demain, je me rendrai au King of Prussia Mall, le 2e plus gros centre d’achat en Amérique du Nord après le West Edmonton Mall. Vaut-il mieux amener le GPS à l’intérieur pour s’y retrouver?!?

lundi 1 mars 2010

Les manchettes du jour


Voici la première image que j’ai vu de Washington en descendant de la voiture ce matin. Soleil, beau ciel bleu, le Capitol directement dans ma face, ça part bien! Mais surprise : bien que je sois sur le toit du Union Station au grand vent, il fait vraiment… frette! On parlait de 10 degrés mais j’imagine que le facteur éolien est aussi présent chez nos voisins du Sud.

Bonne nouvelle : la neige accumulée est pratiquement fondue. Il reste bien quelques petits bancs de neige ici et là mais rien comparé au mois dernier (consultez le Blog du 10 février pour comparer!).

Premier arrêt : le tout nouveau Newseum. Ouvert en 2009, ce musée porte sur les médias, l’actualité ainsi que le métier de journaliste. Devant l’édifice, on retrouve la page fronticipice de plusieurs quotidiens (dont le Globe and mail de Toronto). Tous parlent des Olympiques en première page, surtout de la défaite américaine qui a l’air difficile à avaler! En passant, j’ai lu sur Twitter que 19 millions de Canadiens ont regardé le match hier après-midi, soit environ 2/3 de la population du pays! Mais en tant que Canadien peu fier de son comité organisateur, c’est la une d’un quotidien texan que je retiendrai. L’image que les habitants d’Austin retiendront du Canada, ce sont deux monstrueux castors gonflables ainsi que des colonisés fleurdelyées qui dansent comme des cabochons dans une chaloupe pas de fond. Misère…

Le musée compte plusieurs pièces historiques comme une section complète du mur de Berlin, une tourne de garde soviétique ainsi que l’antenne de diffusion qui se trouvait au sommet du World Trade Center le 11 septembre 2001 et même un hélicoptère pour les reportages journalistiques qui est plus solide que celui de TVA!




Le Newseum nous offre également une terrasse extérieure, au 6e étage du musée, qui nous permet d’admirer une des plus belles vues du Capitol et du Mall, wow!




Le musée est parfait pour les jeunes puisqu’ils y trouveront des plates-formes interactives dans les différentes salles, plusieurs films informatifs, une projection vidéo en 4 dimensions avec des sièges qui bougent et même la possibilité de devenir reporter télé et de se prendre pour Félix Séguin en direct d’Haïti ou de faire la météo comme Cotelette Provencher!


Et autre détail fascinant : le Newseum est en constante évolution. Souvent, lorsqu’on visite un musée, on a l’impression que le concierge doit épousseter les expositions chaque soir car rien ne semble bouger ni se renouveler. J’ai été très surpris de trouver une section sur Internet ainsi que les nouveaux moyens de s’informer comme Twitter.

Après cette magnifique visite et une bouchée rapide, j’ai encore une fois tester ma peur des hauteurs en grimpant au sommet du Old Post Office. Il s’agit d’un des édifices les plus hauts de la ville avec ses 12 étages, ce qui nous permet d’avoir un superbe panorama de la ville. J’ai pu voir le sacrosaint Capitol (3e photo de la journée!), le bureau du FBI où travaille la célèbre Bones, le Washington Memorial, la Freedom Plaza ainsi que… le Old Post Office de l’intérieur!





Quand je vous disais que la neige est rare, c’est encore plus vrai devant la Maison Blanche. Mais faudrait peut-être avertir les résidents que le printemps n’est pas encore arrivé et qu’il est un peu tôt pour jouer au soccer en short!


Autre première pour moi : il fait assez froid que les canards se cachent le bec pour le réchauffer… en dormant!!

Personne ne peut rester indifférent devant la beauté de la capitale américaine. L’alignement parfait des édifices, le souci du détail, un urbanisme frisant la perfection, c’est juste trop beau!

J’ai du marcher 15 kilomètres aujourd’hui, je suis allé de découvertes en découvertes, mais la plus surprenante restait à venir : une patinoire! Comme au Rockefeller Center de New York, les résidents de Washington peuvent patiner en plein milieu d’un parc urbain! À voir le talent de certains, on comprend pourquoi les États-Unis ont perdu hier! Mais il faut également dire que la qualité de la glace laissait grandement à désirer. Je soupçonne les préposés de l’anneau de glace olympique de Vancouver d’être derrière tout ça!


Ce fut également un charme de conduire dans la ville aujourd’hui. Bien que c’était jour de travail pour les habitants, mes déplacements se sont bien déroulés, sans perte de temps ou de gros bouchons de circulation.

J’ai terminé la journée en découvrant une autre primeur dans ma vie : un stationnement de centre commercial… à parcomètre! Je connaissais les stationnements payants et les parcomètres en bordures des rues mais jamais un mix des deux! L’espace se fait vraiment rare dans le coin j’imagine! Quoi que la bouffe du Applebees vaut amplement 25 cennes pour chaque 20 minutes de stationnement!

C’est tout pour ce soir, Jack Bauer m’attend! Demain, direction Philadelphie et la statue de Rocky mon Stevo!!!