La première fois qu’on vit quelque chose, on a toujours l’impression que jamais plus on ne vivra une telle réalité de façon aussi intense. Ceci nous pousse souvent à repousser nos limites pour rechercher ce sentiment fort de nouveauté. Mais retenter une expérience, n’est-ce pas aussi le moyen de progresser en se basant sur des acquis?
Un de nos symboles routiers favoris depuis le début du voyage est une petite vague bleue qui accompagne les routes côtières de la Wild Atlantic Way, un ensemble de SUPERBES trajets à proximité de l’Océan nious ayant offert certains des plus beaux panorama de l’Irlande. Cette journée n’allait pas diverger de cette tendance alors qu’elle débuta par une visite impromptue à la plage!
Contrairement aux plages européennes généralement composées de sables mais surtout de galets, celle-ci diffère puisqu’elle était recouverte de coraux de mer et de coquillages, à perte de vue! Ce fut une magnifique occasion pour ajouter quelques spécimens à notre collection ainsi qu’à l’arbre généalogique de Monsieur Coquillage, probablement empoussiéré à Rosemont!
Ces fameuses routes de campagnes vont grandement me manquer la semaine prochaine sur les voies beaucoup trop larges et bien entretenues du Québec. Comment décrire l’expérience à un néophyte? Pavée large comme une mini-Cooper, deux cyclistes à gauche et un tracteur à droite, la routine habituelle quoi!
Mais LA chose dont je ne me tannerai jamais, ce sont ces merveilleux paysages de carte postale, des animaux en bordure de la route, des collines à perte de vue, la beauté dans sa plus pure expression!
À priori, quand on cherche un endroit, on se fit aux indications routières sur les panneaux. Dans le Connemara, celles-ci sont uniquement en gaélique alors si vous souhaitez vous rendre à la plage, allez-y d’instinct en cherchant le chemin qui a l’air de mener sur le bord de l’eau ou débrouillez-vous avec ca!
Le premier arrêt à la plage aux millions de coraux était improvisé, mais pas le second dans la Dog Bay de par sa forme en os qu’on donne généralement à un chien. Y git une MAGNIFIQUE plage de sable fin au milieu d’une dune et une eau bleu azure. Avec le Soleil, on se serait cru sur une plage des Caraïbes jusqu’à ce qu’on touche l’eau, FREETTTTTEEEE! La fiancée de mon cœur a eu le courage de faire trempette, ce que j’ai limité à mes deux chevilles frissonnantes!
Nous nous sommes arrêté à Round Stone, un charmant village de pêcheurs de homard, pour luncher. Question de faire une lente transition vers un menu santé pour notre retour en sol québécois, nous avons opté pour une salade de poulet dégustée en regardant la mer!
On ne peut pas s’habituer à côtoyer ces superbes lacs entre des collines rocheuses, des moutons DIRECTEMENT sur la route ou de ces maisons à toît de chaume, moyen d’isolation à base de paille qui faisait office de recouvrement au Moyen-âge et qu’on croise encore fréquemment ici!
Il y a trois jours, nous sommes tombés en amour avec la ville de Galway. Nous avons donc décidé d’y repasser une seconde fois pour goûter pleinement à tout son charme! Et quoi de plus charmant que de prendre une petite pinte de Guinness en apéro en se rendant compte que ça fait un mois qu’on est parti de la maison sans son rasoir!
J’adore la décoration hétéroclite des Pub où chacun rivalise d’originalité en plaçant des objets en tout genre pour créer une ambiance éclectique. Tout est également sujet à devenir une place assise, comme un trou dans le mur par exemple!
Notre second tour d’horizon de Galway nous aura permis de la voir resplendir, autant sous la pluie que le Soleil. Il était plutôt inusité de trouver des jeunes gens en train de trinquer sous les Spanish arcs, structure construite par les Espagnols dans les années 1530 et qui servait d’accueil dans le port de la ville ou trouver des pêcheurs sur la Corrib River!
Pour se protéger de la petite averse, nous avons écouté les savants conseils d’un de mes anciens élèves, Gabriel Boisvert, et nous nous sommes rendu au Pub The Quays, un des plus connus de la ville! J’ai été fort impressionné par cette deuxième décoration dans la journée, particulièrement d’un trompe l’œil assez convainquant!
Pour clore ce second acte à Galway, nous sommes retourné chez Riordan’s, le restaurant que nous avions tant aimé! Une formule gagnante avec plat principal, dessert et café pour 15 Euros, imbattable! Et pourquoi ne pas retourner à nos anciens amours avec la Sheperd’s pie encore une fois? Comme conclusion, la tarte aux pommes et le gâteau au fromage et Bailey’s, un doublé mémorable!
Oui, occasionnellement, il est agréable de sortir de l’ordinaire. Mais retomber dans ses « veilles » habitudes, un peu comme enfiler une vieille paire de pantoufles confortables, chaudes et réconfortantes en lieu et place de nouvelles chaussures sentant encore le cuir neuf mais qui ne sont pas cassées, c’est tout aussi agréable. Bye bye Galway, je t’ai beaucoup aimé, à la prochaine, une troisième fois…
jeudi 24 juillet 2014
mercredi 23 juillet 2014
Le joyau
Qu’il faisait bon de retrouver ENFIN un véritable déjeuner après les deux derniers matins de fin de Carême! Je vais m’ennuyer du Pudding la semaine prochaine!
Les paysages du Connemara ont tous quelques choses de spécial. Ce matin, nous sommes parti à la découverte de la Sky Road, une route panoramique de 12 kilomètres surnommée ainsi car lorsqu’on regarde à l’horizon, du haut des montagne vous l’aurez devinez, on a vaguement l’impression de ne plus distinguer la mince ligne entre le bleu du ciel et de la mer. Vraiment très jolie comme segment de route entre les fermes agricoles, les rochers et l’eau.
À cause des nombreux lacs, la région du Connemara est reconnue en Irlande pour une culture très spéciale : la tourbe! On la fait sécher au Soleil et on la vend comme combustible pour alimenter les feux de foyers!
Petit commentaire éditorial ici : c’est le meilleur temps pour visiter la France ces jours-ci car il semble que les 65,7 millions de Français visitent TOUS l’Irlande cette semaine! Aujourd’hui, nous en avons croisé des CENTAINES, je n’exagère pas contrairement à eux! Vite, bookez vous un vol vers Charles de Gaule!!
Le gros de notre journée fut passé dans le superbe parc national du Connemara. Nous avons choisi de faire l’ascension de la Diamond Hill, une montagne de 425 mètres d’altitude faisant partie d’une formation rocheuse nommée les Twelve Bens. Faisons des provisions d’énergie, nous allons en avoir besoin! Réjouissance totale en débutant la montée, il y a un sentier balisé contrairement à notre escapade junglesque d’hier, ALLÉLUIA! Rapidement, on comprendra que ça ne sera pas facile d’escalader la montagne, de bonnes séries de pente nous attendant dès les premiers pas! Mais rapidement aussi, on se rendra compte que les paysages valent chaque petit brûlements de cuisse, chaque goutte de sueur, chaque souffle court! Quoi, un chien?!? Fido n’était pas le seul animal domestique en liberté dans le parc comme en témoigne ce commun spécimen ce renard roux, espèce qui ne sort généralement pas le jour à cause du Soleil! La bonne humeur est là, la motivation aussi, on grimpe le sourire aux lèvres! Le problème quand on escalade une montagne, c’est qu’on ne dispose pas de la perspective pour déterminer avec certitude la réelle distance qui vous sépare du sommet. À au moins 4 reprises, nous croyions y être, en vain!
La dernière partie de l’ascension fut plutôt ardue. Il s’agissait d’un escalier de pierres plates mais certaines nécessitaient de larges emjambées, un maximum d’équilibre et parfois, l’aide de nos mains tellement le passage entre les rochers naturels étaient étroits. En touchant l’amoncellement de pierres faisant office de sommet, je repensais à l’obèse morbide que j’étais il y a à peine trois ans, celui qui peinait a monter un escalier ou à attacher ses chaussures sans perdre le souffle pour cinq minutes. Un immense sentiment de fierté m’envahit et une scène de Rocky IV aussi! À voir juste sous cette chronique! Il n’y avait pas que la montée qui nous a couper le souffle, le paysage aussi! Si la montée fut un exercice cardio-vasculaire, la descente fut elle très difficile sur les articulations! Les fameuses marches de pierre sont nettement moins à niveau de l’autre côté du Diamond Hill. Et le concept de regarder dans le vide, sans barrière de protection, à 400 mètres d’altitude m’a sorti de ma zone de confort plus d’une fois! C’est une fois arrivé en bas, en regardant cette véritable perle de balade, qu’on peut pleinement mesurer ce qu’on vient de réaliser. Et nous ramènerons quelques souvenirs de l’ascension de la colline du diamant. Tout ce qui concerne la conduite et les routes en Irlande me passionne depuis le début du voyage. Nous avons croisé plusieurs voitures avec un autocollant rouge en forme de « L » sur le pare-brise. Après avoir noté la conduite erratique d’une voiture L il y a quelques jours, nous avons tout compris : il s’agit d’une indication que le véhicule est conduit par un apprenti ne disposant que de son permis temporaire (learner permit). Je trouve l’idée EXCELLENTE et j’envisage de la proposer à la SAAQ à mon retour comme cela, il n'y aura plus que la calotte et l'assourdissante mauvaise musique pour les reconnaître! Le « centre-ville » de Clifden fut encore l’hôte de notre soirée. Nous avons déniché un petit Pub symathique pour y entendre de la musique, déguster un petit cidre artisanal, le Stonewells (beaucoup moins sucré que l’industriel Bulmers, nettement moins pétillant) et une formidable tartellette d’oignions caramélisés et au fromage de chèvre, incroyable! Bref, un autre bijou de journée qui trônera à jamais dans notre coffre à souvenirs.
Le gros de notre journée fut passé dans le superbe parc national du Connemara. Nous avons choisi de faire l’ascension de la Diamond Hill, une montagne de 425 mètres d’altitude faisant partie d’une formation rocheuse nommée les Twelve Bens. Faisons des provisions d’énergie, nous allons en avoir besoin! Réjouissance totale en débutant la montée, il y a un sentier balisé contrairement à notre escapade junglesque d’hier, ALLÉLUIA! Rapidement, on comprendra que ça ne sera pas facile d’escalader la montagne, de bonnes séries de pente nous attendant dès les premiers pas! Mais rapidement aussi, on se rendra compte que les paysages valent chaque petit brûlements de cuisse, chaque goutte de sueur, chaque souffle court! Quoi, un chien?!? Fido n’était pas le seul animal domestique en liberté dans le parc comme en témoigne ce commun spécimen ce renard roux, espèce qui ne sort généralement pas le jour à cause du Soleil! La bonne humeur est là, la motivation aussi, on grimpe le sourire aux lèvres! Le problème quand on escalade une montagne, c’est qu’on ne dispose pas de la perspective pour déterminer avec certitude la réelle distance qui vous sépare du sommet. À au moins 4 reprises, nous croyions y être, en vain!
La dernière partie de l’ascension fut plutôt ardue. Il s’agissait d’un escalier de pierres plates mais certaines nécessitaient de larges emjambées, un maximum d’équilibre et parfois, l’aide de nos mains tellement le passage entre les rochers naturels étaient étroits. En touchant l’amoncellement de pierres faisant office de sommet, je repensais à l’obèse morbide que j’étais il y a à peine trois ans, celui qui peinait a monter un escalier ou à attacher ses chaussures sans perdre le souffle pour cinq minutes. Un immense sentiment de fierté m’envahit et une scène de Rocky IV aussi! À voir juste sous cette chronique! Il n’y avait pas que la montée qui nous a couper le souffle, le paysage aussi! Si la montée fut un exercice cardio-vasculaire, la descente fut elle très difficile sur les articulations! Les fameuses marches de pierre sont nettement moins à niveau de l’autre côté du Diamond Hill. Et le concept de regarder dans le vide, sans barrière de protection, à 400 mètres d’altitude m’a sorti de ma zone de confort plus d’une fois! C’est une fois arrivé en bas, en regardant cette véritable perle de balade, qu’on peut pleinement mesurer ce qu’on vient de réaliser. Et nous ramènerons quelques souvenirs de l’ascension de la colline du diamant. Tout ce qui concerne la conduite et les routes en Irlande me passionne depuis le début du voyage. Nous avons croisé plusieurs voitures avec un autocollant rouge en forme de « L » sur le pare-brise. Après avoir noté la conduite erratique d’une voiture L il y a quelques jours, nous avons tout compris : il s’agit d’une indication que le véhicule est conduit par un apprenti ne disposant que de son permis temporaire (learner permit). Je trouve l’idée EXCELLENTE et j’envisage de la proposer à la SAAQ à mon retour comme cela, il n'y aura plus que la calotte et l'assourdissante mauvaise musique pour les reconnaître! Le « centre-ville » de Clifden fut encore l’hôte de notre soirée. Nous avons déniché un petit Pub symathique pour y entendre de la musique, déguster un petit cidre artisanal, le Stonewells (beaucoup moins sucré que l’industriel Bulmers, nettement moins pétillant) et une formidable tartellette d’oignions caramélisés et au fromage de chèvre, incroyable! Bref, un autre bijou de journée qui trônera à jamais dans notre coffre à souvenirs.
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