C’est avec un petit, et je dis bien petit déjeuner frugal que débuta cette journée à Delphes. Autrefois une ville très importante, Delphes est aujourd’hui une minuscule cité comptant 1 500 habitants! Mais autrefois, c’était une toute autre histoire. Selon la mythologie, Zeus aurait envoyé deux aigles dans deux directions opposées, jusqu’au bout du monde, et c’est à Delphes que les deux oiseaux ne sont croisés. On considérait donc la cité comme le nombril du monde, littéralement! Plusieurs statues, parfois immenses, représentant un nombril ont été retrouvées sur le site!
Mais Delphes est surtout reconnue pour son célèbre Oracle. Dans l’Antiquité, il ne suffisait pas de lire son horoscope quotidiennement dans le Journal de Montréal pour connaître sa destinée. Il fallait se rendre à Delphes rencontrer une pythie, une femme généralement âgée de plus de 50 ans capable de prédire l’avenir. Selon la légende, c’est de la bouche du dieu Apollon qu’elle recevait ses prophéties. On allait la consulter dans une grotte où elle inhalait du gaz naturel qui gisait du sol, mangeait quelques feuilles de laurier avant d’entrer en transe et de vous livrer votre destin. Bien entendu, on raconte aussi que ses prévisions étaient aussi fiables et concrètes que celles de Pascal Yakouvakis en météo! Crésus, roi de Lydie et riche personnage ayant légué son nom à une expression, avait consulté la pythie pour savoir s’il devait attaquer les Perses. Elle lui répondit qu’un royaume serait détruit dans cette guerre. Il parti donc avec la certitude de la victoire. Par contre, le royaume qui fut détruit fut… le sien! Alexandre le Grand consulta également l’Oracle de Delphes avant de partir vers l’Asie. La pythie n’était pas capable de voir clairement l’avenir lui suggéra de revenir plus tard; Alexandre, un brin caractériel, la saisi par les cheveux et la traîna à l’extérieur de la grotte! Elle lui dit de la lâcher et qu’il était intraitable. Alexandre la laissa au sol et quitta en disant « J’ai ma réponse »!! Kodiakus a consulté l’Oracle, voici ses prédictions pour cette année : Daniel Brière se fera huer à son premier match avec le Canadien et les Québécois chialeront tout l’été à propos de la mauvaise température!
On érigea donc à cet endroit le sanctuaire d’Apollon en dressant un immense temple dont les vestiges ont été découverts il y a environ 100 ans. On peut donc retrouver l’allée sacrée menant aux sanctuaires, les restes du temple en plus d’un théâtre, d’un gymnase et d’un stade (de moins grande stature qu’à Olympie) car Delphes faisaient partie des 4 cités hôtes des Jeux Olympiques (dans ce cas-ci, pour honorer Apollon et non Zeus). Plus bas, on peut voit un sanctuaire dédié à Athéna au centre duquel on retrouve une magnifique Tholos (hiiiiiiiiiiiiii hiiiiiiiiiiiiii!) dont trois collines sont pratiquement intactes. Le site est MAGNIFIQUE, le panorama avec les montages est sidérant!!
Tout juste à côté se trouve le musée archéologique avec les pièces trouvées sur les lieux du sanctuaire. Trois pièces sont particulièrement célèbres. Tout d’abord, une représentation du Sphinx, créateur mi-lion mi-homme. Souvent associé aux Égyptiens, le Sphinx se retrouve aussi dans ma mythologie grecque. C’est lui qui posera sa fameuse énigme à Œdipe en route vers l’Oracle de Delphes : qu’est-ce qui marche à 4 pattes le matin, sur 2 pattes le midi et 3 pattes le soir? L’homme qui se traîne à 4 pattes dans l’enfance, marche sur 2 jambes à l’âge adulte et se porte sur une canne (la 3e jambe) à l’âge de la vieillesse. Le Sphinx de Delphes trônait au sommet d’une immense colonne de 11 mètres de haut et avait été offert par la ville d’Athènes pour célébrer la victoire contre les Perses à Marathon. Une pièce fort intéressante, une photo fort intéressante!!
Seconde pièce : une statue d’Apollon, le seul modèle crisso-éléphantin retrouvé en Grèce. Crisso-éléphantin? Une statue composé d’or (crisso en Grec!) et en ivoire.
Finalement, LA pièce la plus célèbre, l’Aurige de Delphes. Il s’agit d’un spécimen unique de statue de bronze datant de l’époque archaïque qui a survécu au tremblement de terre de -373. Ce qui frappe cette représentation d’un conducteur de char est avant tout ses yeux, fait de pierre d’onyx d’un noir persan. Je vous jure, on dirait que la statue est vivante et vous regarde, surréaliste! Une visite fort enrichissante!
Après la colonie de chiens errant à Corinthe, voici que l’Oracle de Delphes attire les représentants de la race féline. Kodiakus tenta même un rapprochement car il s’ennuie de ses deux comparses restés à Rosemont dont il s’ennuie grandement!
Toutes ces belles découvertes archéologiques, ça ouvre l’appétit! Ce midi, Kodiakus pu goûter un Thyropira, un feuilleté au fromage et aux œufs, magnifique! De plus, le fromage cuit à la poêle était également au menu, tout comme un bouilli de bœuf pas piqué des verres!
Avant de reprendre la route vers Athènes, nous avons fait un petit arrêt dans le sympathique village d’Arahova. Au Québec, cette ville est reconnue pour ses restaurants de souvlaki et sa tzaziki en vente dans les super-marchés! Ici, la ville d’Arahova est célèbre pour ses pasta, son fromage, ses tapis tissées et son vin rouge (Tousi, prépare ton cellier, tu devras honorer la mémoire de Dionysos!!). Le village est à flanc de montage, c’est mignon comme tout!
La route vers Athènes fut plutôt tranquille. Fait unique à propos des routes grecques : on retrouve souvent de petites maisons miniatures en bordure des routes. Il s’agit d’Iconostas, des monuments funèbres placés aux endroits où ont lieux des accidents de la route qui furent mortels. Dans l’enceinte, on place des photos d’icones religieuses, une chandelle, un verre d’eau, de l’huile, des allumettes et souvent, on place aussi une photo du défunt. N’importe qui peut arrêter et allumer la bougie pour rendre hommage au mort. Coutume fort intéressante!
Un petit arrêt pour une collation. Kodiakus y va pour sa première boisson gazeuse grecque ainsi que des carrés aux graines de sésame et au miel, délectable et ça ne prend presque pas de place dans le baluchon de l’ourson amateur du nectar des abeilles!!
Kodiakus loge ce soir à l’Attica Beach Hôtel, tout près d’Athènes (l’Attique est d’ailleurs le nom du département où se trouve la capitale grecque que nous visiterons demain). Un hôtel fort bien situé à proximité de la mer Égée. Petite chambre assez rudimentaire mais vue intéressante sur la plage. Par contre, c’est la piscine de l’hôtel qui attira l’attention de Kodiakus car elle était faite en forme de cœur! Romantique comme pas un, il vit ceci comme un signe du destin, une démonstration de l’amour de son oursonne demeurée dans la tanière de Rosemont et qui l’attend comme Pénélope et son Ulysse. Dès lors, Kodiakus cherchait une façon de lui transmettre son message d’amour, lui qui s'ennuie comme un forconné…
Hermès, le messager des dieux, étant occupé, il devait trouver autre chose. Un éclair de Zeus lui frappa le ciboulot : il descendit sur la plage écrire un message dans le sable. C’est Poséidon, dieu de la mer, qui fit déferler une vague sur l’inscription et emporta la missive jusque dans les terres éloignées de l’ancienne Ville-Marie. Non mais quel Lover ce Kodiakus!
À suivre…
vendredi 5 juillet 2013
jeudi 4 juillet 2013
Kodiakus en Grece: jour 4
Après une courte nuit de sommeil, notre ourson national s’est levé de bonne patte pour aller déjeuner! Au menu, œufs miroirs, saucisses grecques, yaourt au miel, pêches, gâteau marbré et jus d’orange fraîchement pressé, rien de mieux avant d’aller visiter le plus important centre athlétique de l’Antiquité!
Le site d’Olympie était voué au culte de Réa, la mère de tous les dieux grecs, par les Mycéniens au 1er millénaire avant-Jésus. Un sanctuaire avait été installé puis il fut remplacé par un site rendant hommage à son fils Zeus, le dieu suprême. Bien qu’on croit que les compétitions sportives débutèrent vers les années -1100, on date plutôt la première Olympiade en -776. À l’époque, 4 villes se partageaient l’organisation les jeux tous les quatre ans : Olympie, Delphes, Corinthe et Némée. Ce sont donc uniquement pour des raisons religieuses (rendre hommage à Zeus) que les Olympiades ont été crées. D’ailleurs, à cette époque dans calendrier, on déterminait l’emplacement temporel d’un événement par rapport aux Olympiades qui se déroulaient. Ex. la bataille des Termopyles a lieu lors de la 17e Olympiade. Quoi que mon exemple serait biaisé car les Grecs respectaient une trêve durant les 5 jours que duraient les jeux.
Le site nous fait donc revivre cette glorieuse époque. On peut facilement s’imaginer un gymnase et une palestre de lutte en voyant les ruines. Sur place, on peut aussi retrouver l’atelier de Phidias, plus célèbre sculpteur du Ve siècle avant-J.C qui a produit la statue d’Athéna qui se trouvait dans le Parthénon d’Athènes (il a aussi sculpté le frise de l’édifice!) mais son œuvre la plus colossale fut réalisée à Olympie : une statue de 9m de Zeus, en ivoire et en or, qui faisait partie des 7 Merveilles du monde de l’Antiquité. Elle trônait au centre d’un gigantesque temple dédié au dieu des dieux. Les archéologues ont remis une colonne en état, WOW! L’autre pièce ultra impressionnante en sans aucun doute le stade! Un long corridor mène jusqu’à celui-ci bordés de très nombreux piédestaux. Les athlètes de l’époque qui était pris à tricher devait faire don d’une statue de Zeus à la ville d’Olympie. Celles-ci étaient placées en bordure du chemin emprunter par les athlètes pour entrer dans le stade et pour enlever le goût à ceux-ci de tenter une fraude, le nom des tricheurs étaient également sculptés! On manquerait de marbre de nos jours si on devait faire cela!!
Première chose qu’on remarque dans l’enceinte : l’absence de gradin. Les Grecs ont tout simplement utilisé le dénivelé naturel de la pente et les spectateurs siègaient directement sur le gazon! Lorsqu’Athès accueilli les Olympiques en 2004, la compétition du lancer du poids fut tenu dans le stade d’Olympie et plus de 40 000 personnes y ont assisté! De nos jours, des athlètes amateurs peuvent s’adonner à un petit sprint sur la piste longue de 192 mètres! À proximité se trouve une Tholos construite par Philippe 2 de Macédoine, père d’Alexandre le Grand, pour célébrer sa conquête sur la Grèce en -342, superbe! Mais l’endroit mythique se trouve plutôt devant le temple d’Héra, femme de Zeus. Les Grecs construisaient des temples monumentaux où personne n’entrait! Les cérémonies religieuses et les sacrifices avaient plutôt lieu à l’extérieur sur un autel. Et bien c’est à cet endroit très précis qu’est allumé, encore de nos jours, la flamme olympique! Des comédiennes en costume sont engagés chaque fois pour participer à la cérémonie : elles placent de l’huile dans un grand bol d’argent et c’est avec les rayons du Soleil qu’elles sont en mesure de créer l’étincelle qui deviendra LA flamme olympique. De toute les visites de tous les sites antiques depuis sa naissance, jamais Kodiakus n’avait autant apprécier un lieu!!! Et ça, c’était avant même de visiter le musée archéologique du site d’Olympie! Kodiakus a pu retracer les grandes périodes du site, en passant des Mycéniens jusqu’au Byzantins. Deux pièces ont attiré son attention : la première est la reconstitution du fronton du temple de Zeus. À l’aide des vestiges des statues retrouvé dans le sol, les conservateurs ont réussi à pratiquement refaire l’ensemble du contenu du tympan du temple! La scène raconte une course de char remporté par Pélops, fils de Tantale qui, bébé, avait été découpé par son père et servi en ragoût au Dieu de l’Olympe qui n’avait pas particulièrement apprécié le plat! Ironiquement, c’est devant ce fronton que les participants au Jeux devaient porter serment de ne pas tricher alors que la sculpture racontait une histoire de… tricherie! L’autre pièce est l’une des statues grecs les plus célèbres du monde. Elle a été faite au IVe siècle par un artiste du nom de Praxitelès : Hermès portant Dionysos enfant. Voici le mythe : Zeus était un sapré coureur de jupon et collectionnait les maîtresses au quatre coins du monde. Une de celle-ci a été malencontreusement foudroyé par un éclair de Zeus lors d’un excès de colère. La jeune femme était enceinte alors Zeus arracha le fœtus des entrailles de la défunte et le plaça dans sa…cuisse! 9 mois plus tard, Zeus accouchas… de la cuisse! Il nomma son fils Dionysos, dieu du vin et des banquets! Le poupou fut confié à Hermes, messager des dieux. La statue a la particularité suivante : si on la regarde du profil gauche, Hermès sourit. Lorsqu’on regarde au centre, son expression est neutre alors qu’à droite, il semble triste! On avait fait une demande spéciale à Kodiakus pour une photo d’une certaine personne devant la statue! Sachez qu’en Grèce, pour ne pas dénaturer l’œuvre, il est interdit de se faire photographier devant une statue! Mais parfois, le hasard fait bien les choses, on prend une photo de la statue et une personne est placée juste au bon endroit et semble même vous regarder droit dans l’objectif! Denis, this one for you!!! Après un peu de magasinage pour se remémorer cette visite HAUTEMENT mémorale, Kodiakus s’est rendu dîner dans un magnifique restaurant d’Olympie. Un gigantesque banquet l’attendait! Au menu : les premiers gyros du voyage, cette viande d’agneau cuite à la broche, une autre formidable moussaka, un ragoût de bœuf très tendre et une mousse à l’ail et aux betteraves, magique! L’après-midi s’est déroulé sur la route, une des plus belles qu’il fut donné de voir. Comparable à la route no.1 en Californie, nous avons longé la mer ainsi que le Golfe de Corinthe dans toute sa splendeur. Aucun mot ne peut décrire la beauté des lieux, aucun… Kodiakus flottait littéralement sur un nuage, il avait besoin de sucre! Quoi de mieux qu’un petit baklava, un expresso ainsi qu’une limonade grecque pétillante des plus désaltérante. Ah oui, ai-je mentionné, 32 degrés, Soleil, Soleil et Soleil! Le repas du soir fut, encore une fois, savoureux! Entrée mettant en scène une variation de la moussaka mais qui remplace les aubergines par des pâtes, salade grecque, poulet rôti, haricots, patates, bonheur et joie! La ville des Delphes, que nous visiteront demain, est situé à flanc de montages. Les visiteurs ont donc pu arpenter les rues escarpées de cette magnifique petite bourgade. Kodiakus a établi ses quartiers à l’hôtel Arion, une coquette pension antique. Je vous laisse d’ailleurs avec la vue que Kodiakus a de sa chambre du 4e étage! À suivre…
Le site nous fait donc revivre cette glorieuse époque. On peut facilement s’imaginer un gymnase et une palestre de lutte en voyant les ruines. Sur place, on peut aussi retrouver l’atelier de Phidias, plus célèbre sculpteur du Ve siècle avant-J.C qui a produit la statue d’Athéna qui se trouvait dans le Parthénon d’Athènes (il a aussi sculpté le frise de l’édifice!) mais son œuvre la plus colossale fut réalisée à Olympie : une statue de 9m de Zeus, en ivoire et en or, qui faisait partie des 7 Merveilles du monde de l’Antiquité. Elle trônait au centre d’un gigantesque temple dédié au dieu des dieux. Les archéologues ont remis une colonne en état, WOW! L’autre pièce ultra impressionnante en sans aucun doute le stade! Un long corridor mène jusqu’à celui-ci bordés de très nombreux piédestaux. Les athlètes de l’époque qui était pris à tricher devait faire don d’une statue de Zeus à la ville d’Olympie. Celles-ci étaient placées en bordure du chemin emprunter par les athlètes pour entrer dans le stade et pour enlever le goût à ceux-ci de tenter une fraude, le nom des tricheurs étaient également sculptés! On manquerait de marbre de nos jours si on devait faire cela!!
Première chose qu’on remarque dans l’enceinte : l’absence de gradin. Les Grecs ont tout simplement utilisé le dénivelé naturel de la pente et les spectateurs siègaient directement sur le gazon! Lorsqu’Athès accueilli les Olympiques en 2004, la compétition du lancer du poids fut tenu dans le stade d’Olympie et plus de 40 000 personnes y ont assisté! De nos jours, des athlètes amateurs peuvent s’adonner à un petit sprint sur la piste longue de 192 mètres! À proximité se trouve une Tholos construite par Philippe 2 de Macédoine, père d’Alexandre le Grand, pour célébrer sa conquête sur la Grèce en -342, superbe! Mais l’endroit mythique se trouve plutôt devant le temple d’Héra, femme de Zeus. Les Grecs construisaient des temples monumentaux où personne n’entrait! Les cérémonies religieuses et les sacrifices avaient plutôt lieu à l’extérieur sur un autel. Et bien c’est à cet endroit très précis qu’est allumé, encore de nos jours, la flamme olympique! Des comédiennes en costume sont engagés chaque fois pour participer à la cérémonie : elles placent de l’huile dans un grand bol d’argent et c’est avec les rayons du Soleil qu’elles sont en mesure de créer l’étincelle qui deviendra LA flamme olympique. De toute les visites de tous les sites antiques depuis sa naissance, jamais Kodiakus n’avait autant apprécier un lieu!!! Et ça, c’était avant même de visiter le musée archéologique du site d’Olympie! Kodiakus a pu retracer les grandes périodes du site, en passant des Mycéniens jusqu’au Byzantins. Deux pièces ont attiré son attention : la première est la reconstitution du fronton du temple de Zeus. À l’aide des vestiges des statues retrouvé dans le sol, les conservateurs ont réussi à pratiquement refaire l’ensemble du contenu du tympan du temple! La scène raconte une course de char remporté par Pélops, fils de Tantale qui, bébé, avait été découpé par son père et servi en ragoût au Dieu de l’Olympe qui n’avait pas particulièrement apprécié le plat! Ironiquement, c’est devant ce fronton que les participants au Jeux devaient porter serment de ne pas tricher alors que la sculpture racontait une histoire de… tricherie! L’autre pièce est l’une des statues grecs les plus célèbres du monde. Elle a été faite au IVe siècle par un artiste du nom de Praxitelès : Hermès portant Dionysos enfant. Voici le mythe : Zeus était un sapré coureur de jupon et collectionnait les maîtresses au quatre coins du monde. Une de celle-ci a été malencontreusement foudroyé par un éclair de Zeus lors d’un excès de colère. La jeune femme était enceinte alors Zeus arracha le fœtus des entrailles de la défunte et le plaça dans sa…cuisse! 9 mois plus tard, Zeus accouchas… de la cuisse! Il nomma son fils Dionysos, dieu du vin et des banquets! Le poupou fut confié à Hermes, messager des dieux. La statue a la particularité suivante : si on la regarde du profil gauche, Hermès sourit. Lorsqu’on regarde au centre, son expression est neutre alors qu’à droite, il semble triste! On avait fait une demande spéciale à Kodiakus pour une photo d’une certaine personne devant la statue! Sachez qu’en Grèce, pour ne pas dénaturer l’œuvre, il est interdit de se faire photographier devant une statue! Mais parfois, le hasard fait bien les choses, on prend une photo de la statue et une personne est placée juste au bon endroit et semble même vous regarder droit dans l’objectif! Denis, this one for you!!! Après un peu de magasinage pour se remémorer cette visite HAUTEMENT mémorale, Kodiakus s’est rendu dîner dans un magnifique restaurant d’Olympie. Un gigantesque banquet l’attendait! Au menu : les premiers gyros du voyage, cette viande d’agneau cuite à la broche, une autre formidable moussaka, un ragoût de bœuf très tendre et une mousse à l’ail et aux betteraves, magique! L’après-midi s’est déroulé sur la route, une des plus belles qu’il fut donné de voir. Comparable à la route no.1 en Californie, nous avons longé la mer ainsi que le Golfe de Corinthe dans toute sa splendeur. Aucun mot ne peut décrire la beauté des lieux, aucun… Kodiakus flottait littéralement sur un nuage, il avait besoin de sucre! Quoi de mieux qu’un petit baklava, un expresso ainsi qu’une limonade grecque pétillante des plus désaltérante. Ah oui, ai-je mentionné, 32 degrés, Soleil, Soleil et Soleil! Le repas du soir fut, encore une fois, savoureux! Entrée mettant en scène une variation de la moussaka mais qui remplace les aubergines par des pâtes, salade grecque, poulet rôti, haricots, patates, bonheur et joie! La ville des Delphes, que nous visiteront demain, est situé à flanc de montages. Les visiteurs ont donc pu arpenter les rues escarpées de cette magnifique petite bourgade. Kodiakus a établi ses quartiers à l’hôtel Arion, une coquette pension antique. Je vous laisse d’ailleurs avec la vue que Kodiakus a de sa chambre du 4e étage! À suivre…
Kodiakus en Grèce: jour 3 (le texte enfin!!)
En direct de Delphes, voici le récit... d'hier! Pour les images, descendez plus bas! À plus tard!
La troisième journée du périple de Kodiakus a débuté par une visite de l’ancienne ville de Corinthe. Autrefois très puissante grâce à sa position géographique et son port de mer, il ne reste pratiquement plus rien de cette cité historique. Ville honorant Aphrodite, déesse de la beauté et de l’Amour, Corinthe était surtout reconnu pour l’impressionnante quantité de prostituées qui y oeuvraient! Mais l’apôtre Paul est venu prêcher la bonne nouvelle durant plus de 18 mois en 52 ce qui changera cette « tradition »! On peut retrouver quelques vestiges d’un temple dédié à Aphrodite, un théâtre (après avoir vu Épidaure, on repassera pour l’aspect spectaculaire des choses!!) ainsi qu’un Odéon romain, un ancien théâtre intérieur où se produisait souvent des concerts de musique.
Un aspect fort désagréable de la Grèce : l’impressionnante quantité de chien errant qui pullule dans les rues. Une de ces molosses est venu menacer le territoire de Kodiakus, pas facile!
Mais LA visite la plus impressionnante est sans aucun doute celle de l’Acro-Corinthe. En grec, Acro veut dire sommet et Pole veut dire ville (on le saura pour Athènes samedi!). Celle de Corinthe est située à 525 d’altitude et est magnifiquement bien préservée! Les paysages sont incroyablement beau et le vestige de Kodiakus fut mis à l’épreuve comme jamais! La montée est longue et difficile, les nombreuses heures de cardio et de musculation que Kodiakus a effectuées au gym depuis deux ans l’ont sauvé! Heureusement qu’il était aussi allé visiter Québec avec son amoureuse la semaine précédent le départ vers la Grèce, un excellent entraînement dans les pentes! Corinthe est aussi reconnu pour ses raisins, plus sucrés que la normal et souvent utilisé dans les desserts. Kodiakus en ramènera au pays pour ses gâteaux aux carottes ainsi que les fameuses brioches du Carêmes de sa grand-mère!
Direction Mycènes pour une visite de l’ancienne cité ainsi que du tombeau d’Agamemnon. Autrefois très puissante aussi, il ne reste plus que 480 habitants à Mycènes de nos jour! La ville est célèbre pour son implication dans la Guerre de Troie alors que son roi, le célèbre Agamemnon, voulu venger son frère Ménélas dont l’épouse, la belle Hélène, avait été enlevé par le prince Troyen Paris. La civilisation mycénienne se place dans l’histoire en 12e siècle avant-Jésus et Homère raconte ce récit dans l’Iliade et l’Odyssée. En arrivant sur le site, on peut visiter le tombeau d’Agamemnon, une spectaculaire construction en voûte de 13 mètres de haut pat 14,3m de large. C’est la chute d’une chèvre à l’intérieur du tombeau dans les années 1800 qui a révélé au grand jour ce joyau de l’Histoire! L’archéologue allemand Heinrich Schleiman s’est longuement attardé à découvrir les secrets de cette civilisation disparue.
On peut ensuite visiter l’ancienne ville fortifiée de Mycènes. En traversant la porte des Lions, symbole royale de l’époque, on comprend vite que les Mycéniens ne lésinaient pas avec la défense de leur cité! Les murs sont d’une hauteur de 12m par 4m de large! On les surnommait les remparts cyclopéens car pour les hommes modernes, il était impossible que des humains puissent avoir construit de pareil fortifications et seul des Cyclopes, ces créatures géantes ornant un troisième œil au milieu du front, auraient pu exécuter pareil tour de force! On peut aussi retrouver les traces d’une ancienne Tholos dans la nécropole où 6 tombes ont été retrouvé, dont une portant le fameux masque en or funèbre d’Agamemnon. On en reparlera samedi!
Toutes ces belles découvertes, ça creuse l’appétit! Kodiakus eut le BONHEUR de goûter à sa toute première moussaka, le pâté chinois grec étageant les aubergines, les patates, la viande et la béchamel, un de ses plat favoris! Le plat principal était de l’agneau, très succulent, et pour dessert, des abricots de la région et un tout premier café grec! Ce dernier se distingue des cafés réguliers dans la préparation : on fait chauffer du café finement moulu dans une petite casserole en argent et on le mélange avec de l’eau et du sucre. Les grains de café demeurent donc au fond de la tasse pendant que le café se « sépare ». Plutôt fort, c’est très potable!
Pour digéré, Kodiakus eut le privilège de visiter un atelier de répliques de poteries antiques. Le guide fort dynamique (imaginez Louis-José Houde sur le Red Bull!!) nous a expliqué le processus de fabrication presque aussi bien que Patrick Swayze et Demi Moore! Kodiakus ne comprenait pas pourquoi les jeunes dames semblaient aussi émoustillées à la vue des statues!
Le reste de l’après-midi fut dédié à la traversée du Péloponnèse, de l’Est vers l’Ouest. Il est fascinant de voir le changement de végétation, beaucoup plus dense, des arbres plus touffu, des champs plus étendues, une variété de culture différente que dans la partie orientale. La chaleur est encore ominiprésente, 32 degrés! Pourquoi pas une petite glace Ben and Jerry pour agrémenter la route!
Kodiakus a ce soir établit ses quartiers au chic Hôtel Olympic Village à Olympie. Grand luxe, fort spacieux, un rideau de douche non-orthodoxe contrairement à la religion grecque mais bon, tout est parfait!
Et quoi de mieux que de souper sur une terrasse en bordure d’une magnifique piscine. Succulente ratatouille végétarienne, nos premières brochettes de souvlaki accompagné d’un couché de Soleil.
En soirée, Kodiakus a pu se déhancher lascivement lors d’une soirée de danse au club Calypso! Pour rassurer les parents, contrairement à la nymphe du même nom qui gardait Ulysse prisonnier dans l’Odyssée d’Homère, personne n’a raté le couvre feu, comme dans toute bonne danse impliquant des adolescents, les gars se sont assis sur les sofa, les filles ont dansé en criant et tous se sont amusés, Gangam Style! Semble-t-il que la Macarena fait encore fureur en 2013, mais pas autant que l’initiation aux danses traditionnelles grecques!
À suivre…
La troisième journée du périple de Kodiakus a débuté par une visite de l’ancienne ville de Corinthe. Autrefois très puissante grâce à sa position géographique et son port de mer, il ne reste pratiquement plus rien de cette cité historique. Ville honorant Aphrodite, déesse de la beauté et de l’Amour, Corinthe était surtout reconnu pour l’impressionnante quantité de prostituées qui y oeuvraient! Mais l’apôtre Paul est venu prêcher la bonne nouvelle durant plus de 18 mois en 52 ce qui changera cette « tradition »! On peut retrouver quelques vestiges d’un temple dédié à Aphrodite, un théâtre (après avoir vu Épidaure, on repassera pour l’aspect spectaculaire des choses!!) ainsi qu’un Odéon romain, un ancien théâtre intérieur où se produisait souvent des concerts de musique.
Un aspect fort désagréable de la Grèce : l’impressionnante quantité de chien errant qui pullule dans les rues. Une de ces molosses est venu menacer le territoire de Kodiakus, pas facile!
Mais LA visite la plus impressionnante est sans aucun doute celle de l’Acro-Corinthe. En grec, Acro veut dire sommet et Pole veut dire ville (on le saura pour Athènes samedi!). Celle de Corinthe est située à 525 d’altitude et est magnifiquement bien préservée! Les paysages sont incroyablement beau et le vestige de Kodiakus fut mis à l’épreuve comme jamais! La montée est longue et difficile, les nombreuses heures de cardio et de musculation que Kodiakus a effectuées au gym depuis deux ans l’ont sauvé! Heureusement qu’il était aussi allé visiter Québec avec son amoureuse la semaine précédent le départ vers la Grèce, un excellent entraînement dans les pentes! Corinthe est aussi reconnu pour ses raisins, plus sucrés que la normal et souvent utilisé dans les desserts. Kodiakus en ramènera au pays pour ses gâteaux aux carottes ainsi que les fameuses brioches du Carêmes de sa grand-mère!
Direction Mycènes pour une visite de l’ancienne cité ainsi que du tombeau d’Agamemnon. Autrefois très puissante aussi, il ne reste plus que 480 habitants à Mycènes de nos jour! La ville est célèbre pour son implication dans la Guerre de Troie alors que son roi, le célèbre Agamemnon, voulu venger son frère Ménélas dont l’épouse, la belle Hélène, avait été enlevé par le prince Troyen Paris. La civilisation mycénienne se place dans l’histoire en 12e siècle avant-Jésus et Homère raconte ce récit dans l’Iliade et l’Odyssée. En arrivant sur le site, on peut visiter le tombeau d’Agamemnon, une spectaculaire construction en voûte de 13 mètres de haut pat 14,3m de large. C’est la chute d’une chèvre à l’intérieur du tombeau dans les années 1800 qui a révélé au grand jour ce joyau de l’Histoire! L’archéologue allemand Heinrich Schleiman s’est longuement attardé à découvrir les secrets de cette civilisation disparue.
On peut ensuite visiter l’ancienne ville fortifiée de Mycènes. En traversant la porte des Lions, symbole royale de l’époque, on comprend vite que les Mycéniens ne lésinaient pas avec la défense de leur cité! Les murs sont d’une hauteur de 12m par 4m de large! On les surnommait les remparts cyclopéens car pour les hommes modernes, il était impossible que des humains puissent avoir construit de pareil fortifications et seul des Cyclopes, ces créatures géantes ornant un troisième œil au milieu du front, auraient pu exécuter pareil tour de force! On peut aussi retrouver les traces d’une ancienne Tholos dans la nécropole où 6 tombes ont été retrouvé, dont une portant le fameux masque en or funèbre d’Agamemnon. On en reparlera samedi!
Toutes ces belles découvertes, ça creuse l’appétit! Kodiakus eut le BONHEUR de goûter à sa toute première moussaka, le pâté chinois grec étageant les aubergines, les patates, la viande et la béchamel, un de ses plat favoris! Le plat principal était de l’agneau, très succulent, et pour dessert, des abricots de la région et un tout premier café grec! Ce dernier se distingue des cafés réguliers dans la préparation : on fait chauffer du café finement moulu dans une petite casserole en argent et on le mélange avec de l’eau et du sucre. Les grains de café demeurent donc au fond de la tasse pendant que le café se « sépare ». Plutôt fort, c’est très potable!
Pour digéré, Kodiakus eut le privilège de visiter un atelier de répliques de poteries antiques. Le guide fort dynamique (imaginez Louis-José Houde sur le Red Bull!!) nous a expliqué le processus de fabrication presque aussi bien que Patrick Swayze et Demi Moore! Kodiakus ne comprenait pas pourquoi les jeunes dames semblaient aussi émoustillées à la vue des statues!
Le reste de l’après-midi fut dédié à la traversée du Péloponnèse, de l’Est vers l’Ouest. Il est fascinant de voir le changement de végétation, beaucoup plus dense, des arbres plus touffu, des champs plus étendues, une variété de culture différente que dans la partie orientale. La chaleur est encore ominiprésente, 32 degrés! Pourquoi pas une petite glace Ben and Jerry pour agrémenter la route!
Kodiakus a ce soir établit ses quartiers au chic Hôtel Olympic Village à Olympie. Grand luxe, fort spacieux, un rideau de douche non-orthodoxe contrairement à la religion grecque mais bon, tout est parfait!
Et quoi de mieux que de souper sur une terrasse en bordure d’une magnifique piscine. Succulente ratatouille végétarienne, nos premières brochettes de souvlaki accompagné d’un couché de Soleil.
En soirée, Kodiakus a pu se déhancher lascivement lors d’une soirée de danse au club Calypso! Pour rassurer les parents, contrairement à la nymphe du même nom qui gardait Ulysse prisonnier dans l’Odyssée d’Homère, personne n’a raté le couvre feu, comme dans toute bonne danse impliquant des adolescents, les gars se sont assis sur les sofa, les filles ont dansé en criant et tous se sont amusés, Gangam Style! Semble-t-il que la Macarena fait encore fureur en 2013, mais pas autant que l’initiation aux danses traditionnelles grecques!
À suivre…
mercredi 3 juillet 2013
Kodiakus en Grece: jour 3
Le Wifi etant capricieux (tout comme le clavier grec que j utilise en ce moment meme!!!), je ne peux malheureusement vous presenter mon texte ce soir. Par contre, les photos sont superbes! Ca sera donc un recit dont vous etes le heros. Les lieux: ancienne Corinthe, Acro-Corinthe, Mycene, un atelier de poterie et notre hotel a Olympie. Faite preuve d imagination tel Homere racontant l Odyssee! Vous n avez pas idee des peripeties rencontres pour publier les cliches alors ENJOY!! :-)
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